La RSE au cœur de la mutation des entreprises

À mi-chemin entre responsabilité et quête de performance, la RSE s’impose aujourd’hui comme une opportunité différenciante de développement face aux nouveaux enjeux économiques, sociétaux et environnementaux.

Créer une conciergerie ou intégrer une assistante sociale au sein de l’entreprise, sont autant d’initiatives prises par des dirigeants pour améliorer leur politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises )… Elle se définit comme « la manière dont les entreprises intègrent, sur une base volontaire, des préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités économiques, comme dans leurs interactions avec toutes les parties prenantes » (France Stratégie). Quatre piliers la constituent aujourd’hui : environnement et éthique, ressources humaines, relation client et relation fournisseur.

UNE STRATÉGIE INNOVANTE POUR LES ENTREPRISES

L’observatoire de la RSE (ORSE), en partenariat avec Malakoff Médéric, vient de publier les résultats du baromètre 2016 de la RSE : communiquer de façon positive (91% des 209 organismes interrogés) et se différencier sur le marché sont les motivations principales des entreprises. Viennent ensuite les enjeux sociaux (88%), la préservation de l’environnement (84%), l’amélioration de la performance (86%) ou le respect de la réglementation (81%).

L’ÉTHIQUE AU SERVICE DE LA PERFORMANCE

La société, mais aussi les modèles de consommation actuels, en pleine mutation, incitent les dirigeants engagés dans la RSE à repenser l’entreprise et susciter de nouvelles dynamiques de croissance durable. Ces entreprises combinent management responsable, respect de l’environnement et performance économique. Selon une étude publiée le 7 janvier dernier par France Stratégie, la RSE engendrerait un gain de performance de 13% par rapport aux structures ne l’intégrant pas.

Parmi les bénéfices notables de la RSE, citons également “l’anticipation des contraintes et la prévention des risques (sociaux, écologiques, juridiques, d’image), la réduction des coûts liés à la consommation de ressources (notamment la diminution de la production de déchets…), l’innovation par l’augmentation de la qualité, du service et de la valeur ajoutée, la différenciation sur le marché et l’augmentation de la valeur de la marque, l’amélioration de la réputation et la fidélisation des publics…” (source : L’entreprise verte – Élisabeth Laville).

ET SI ON S’ENGAGEAIT ?

Si la norme ISO 26000 (non certifiante) est la référence internationale, des organismes indépendants mettent en place des labels autour de la RSE pour permettre aux organisations de faire valoir leur engagement auprès des différents publics. Le label français “Lucie” est un outil de reconnaissance de l’engagement de l’entreprise, mais aussi de communication considérable pour toutes ses parties prenantes. Lancée en 2007, la communauté Lucie représente aujourd’hui près de 150 structures (115 déjà labellisées, 35 en cours de labellisation) en France.

LA RSE, UN MOYEN DE DIFFÉRENCIATION ?

Dans le Var et plus largement la région PACA, la RSE se décline sous plusieurs formes. Menant plusieurs projets de front, les élus ont pour ambition d’améliorer l’attractivité et la performance de leur territoire, grâce à l’influence positive que dégagent les démarches volontaires de la RSE. La participation au forum Reset, l’organisation des Trophées RSE Var par l’UPV, ou encore le parcours « Performant et Responsable en PACA » – lancé en 2014 par l’Etat, l’ADEME, la CCI PACA et la Région-, sont autant d’initiatives qui animent ces acteurs du changement, dynamisent les secteurs d’activités et incitent les entreprises à faire évoluer leurs pratiques.

Publié le 03/05/2016, par Cindy